22-05-2011 16:28
Les actualités en images, ou plutôt ici, en photos. Des milliers de photographies que vous pouvez retrouver, ainsi que les créations (...)
(Fonds d'écran gratuits catégories)
06-05-2011 00:00
Une nouvelle série, 61 photos plus exactement, D'erick Seban Meyer, photographe de mode a été ajoutée à sa galerie personnelle. Découvrez (...)
(photographie, galeries et albums en ligne)
Né en 1945 au pays basque. Vit et travaille à Paris, France.
J’ai commencé la photo très jeune. A l’occasion d’un voyage en Egypte à 14 ans, mon père m’avait offert un Agfa optima sur lequel on pouvait changer l’ouverture mais qui n’avait que quatre vitesses. La profondeur de champs était donc une variable importante. J’ai, adolescent voulu montrer mes photos à Henri Cartier-Bresson, qui était un ami de mon père, il m’a dit que j’avais un regard de peintre et a conseillé à mon père de m’acheter un 6x6 « le carré ça apprend à cadrer !» pendant des années j’ai travaillé avec un Rollei Tessar de 1942 acheté dans une saisie en douane. C’est beaucoup plus tard que je suis passé au 24x36 un Nikon équipé d’un objectif Micro-Nikkor de 55 mm 2.8. À 21 ans, un accident m’a fait perdre la vue d’un œil et la photographie est devenue un besoin vital car, sur mes clichés, je retrouve plus que je ne vois en direct, je découvre un « plus » du monde, une ampleur que j’ai perdu. La surprise fait partie de mon regard, je la cherche dans les objets et dans la foule. Mon premier métier m’a permis de voyager dans le monde entier alors que je ne pouvais pas prendre de photos; depuis les scènes que je n’ai pu mettre en conserve me hantent encore. Alors maintenant dans les bidonvilles du Tamil Nandou j’emporte un petit numérique comme un carnet de note pour saisir la vie qui passe. En regardant ces photos de voyages je constate la fracture entre deux regards : les photos de « nus plasticiens » que je fais près de mes bases en France et les photos du dépaysement sous d’autres cieux. Les premières sont en N&B, je les façonnent, les secondes en couleurs et ne sont qu’accueil de ce qui m’est offert dans l’imprévisible.
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